En route pour Moscou !

Pauline Prodhome et Rémi Huchet vous accueillent ici pour suivre leur voyage à Moscou réalisé en août 2006 dans le cadre d’un stage linguistique à l’université d’Etat. Ce séjour a été préparé grâce à l’institut culturel Russe en France.

Nous sommes tous deux étudiants en deuxième année à l’ILERI à Paris 17 et sommes curieux de découvrir à la fois la langue et la culture russe.

A travers cet espace, vous pourrez suivre nos découvertes, mais aussi participer par vos commentaires et vos réactions à faire que ce voyage se déroule dans les meilleures conditions possibles.

Nous espérons que cet espace vous plaira et que vous viendrez souvent le visiter pour suivre nos aventures.

~~ Liste des sections~~

Carnet de Bord : un suivi au jour le jour de notre voyage, pour être tenu au courant de nos dernières aventures

Adresses utiles : Pour un repérage géographique des lieux intéressants à visiter, des endroits insolites, des bons restaurants, des magasins accueillants, et ne pas se trouver perdu en débarquant à Moscou

Culture et civilisation : Des articles pour mieux comprendre la Russie, sa culture, son histoire, son décryptage du monde ; parce que visiter un pays passe aussi par la découverte de son état d'esprit.

Visites et rencontres : Les visites de musées et de lieux réputés, ainsi que les amis que nous nous serons fait, russes ou non, et le tableau de Chasse de Rémy !! Photos à l'appuis !

Cours de Russe : Des mots de vocabulaire par thèmes, des règles de grammaire, des informations utiles à tous ceux qui débutent le Russe

Anecdotes diverses : Tout ce qui ne rentre pas dans les autres catégories, que ce soit des évènements cocasses, des blagues, des musiques, des objets...

Bonne Visite !
Samedi 19 août 2006 6 19 08 2006 15:14
La femelle russe est un animal au sang froid, dotée des caractéristiques de plusieurs volatiles. Elle emprunte à la pie le fait de courtiser ce qui brille, à l’autruche les pattes élancées, et parfois au perroquet ses couleurs vives. Cependant, il semble y avoir plusieurs étapes dans la vie d’une femelle russe, puisque celle-ci commence sa vie en papillon, gracieuse, d’une beauté surprenante, et flamboyante, avant de devenir chenille, ronde et entourée de son cocon de draps et de foulards. La jeune russe est froide est distante, beauté inaccessible, physiquement intelligente,  tandis que la russe âgée regrette sa beauté passée.

La nature, dans sa création de la femme russe, a su faire preuve de justice puisque, si les jolies femmes restent très minces en se nourrissant de pommes de terres et de bière, les kilos semblent arriver plus tard. Ainsi ne doivent-elles pas laisser passer l’âge de la reproduction, au risque de ne plus pouvoir trouver de mâle pour les entretenir. Dans les qualités qu’elles recherchent en leur protecteur, on peut dire que le physique n’a pas grande importance. Les chaînes en or, les voitures luxieuses, et les téléphones nouvelle génération semblent être des arguments plus pertinents.

Leurs arguments pour tomber le mêle sont situés au niveau de leurs vêtements. Les jupes se portent très courtes (à moins que ce ne soit les jambes qui sont trop longues ?)  et les talons aiguilles très hauts. Les chaussures russes sont particulièrement intéressantes du fait de leur laideur, colorées et surchargées à souhait. Le maquillage lui aussi est souvent utilisé de manière excessive, virant parfois au camouflage.

 En définitive, les femelles russes sont bien souvent très agréables à regarder, mais bien plus difficiles à aborder. Toutes ne sont pourtant pas « belles » puisque le plus grand nombre se contente d’être « bonnes ». N’y voyez là aucune jalousie de la part d’une française, petite et brune, mais bien l’avis d’un expert averti !

Pour vous prouver ma bonne foie, je vous ai fait une petite sélection de quelques jolis spécimens, afin que vous vous fassiez votre opinion.

Par Pauline Prodhome - Publié dans : Culture et Civilisation
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Samedi 19 août 2006 6 19 08 2006 14:44
Voici un petit article sur les démarches administratives en Russie. Après ce voyage, qu'on ne vienne plus se plaindre devant moi de l'administration française !

Premier point, les russes ne connaissent pas bien l'informatique. Beaucoup de choses sont donc manuelles, ce qui ne simplifie rien. C'est la meme chose au niveau des moyens de paiements, ils utilisent seulement l'argent liquide. On ne peut quasiment jamais payer par carte dans les magasins, surtout qu'ils n'utilisent pas le système des codes, mais seulement la bande magnétique, avec une simple signature pour le ticket. Ainsi, les retraites de personnes agées sont données à la banque en liquide, contre un tiquet papier. Dans les banques, il y a des classeurs entiers de tiquets de retraite.

D'autre part, tout est assez surveillé, et rien n'est vraiment centralisé. On doit signer des tonnes de papiers, dans de nombreux endroits différents. Par exemple, nous avons du laisser notre passeport pendant une semaine à l'institut, pour qu'ils le fassent enregistrer par la police. Nous ne restons qu'un mois à Moscou, et nous sommes déjà fichés ! De même, beaucoup de choses sont sécurisées, comme à notre dortoire. Il est impossible d'y rentrer sans la carte d'étudiant et le papier d'autorisation. 3 gardes veillent jour et nuit à la surveillance, ainsi que des caméras dans le hall. Il y a aussi un garde à chaque étage, qui dort dans le couloir et veille aux allées et venues.

Le rapport à l'argent et à l'autorité enfin est assez différent du notre. Au niveau des gardes, il est possible de faire quasiment tout ce qu'on souhaite, à condition d'offrir un petit billet. Il est par exemple possible de faire rentrer une personne extérieuse, pour 200 roubles. Je pense que c'est un pays où beaucoup de choses se marchandent et se monnayent, en dehors de son aspect très sécuritaire. Cette ambivalence se retrouve aussi, en sens inverse, dans le fait qu'ils ne disent pas clairement quoi faire et combien payer. C'est sûrement une sorte de politesse, mais ça ne simplifie vraiment pas les choses ! Au dortoire, par exemple, nous n'avons pas payé à notre arrivée, ni même évoqué le sujet. Seulement, au bout de 3 jours, les gardes à l'entrée nous empèchent de rentrer car notre carte n'est plus valide. On va à l'administration, et là on comprend vite qu'il faut payer, immédiatement !

Ces difficultés aministratives sont un reste de l'époque communiste démondrent une véritable méfiance russe. C'est aussi et surtout un grand frein pour le tourisme. Les conditions d'obtention du visa le montrent bien, puisqu'il faut, pour l'obtenir, avoir une adresse de logement sur place. C'est un aspect de la russie assez interessant, bien que souvent déplaisant.
Par Pauline Prodhome - Publié dans : Culture et Civilisation
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Mercredi 16 août 2006 3 16 08 2006 22:04
Pauline s’étant arrogé de facto le monopole de l’information, je me dois de pallier à cette absence de transparence et vous donner un avis personnel (mais de qualité, vous en conviendrez tous) sur ce séjour en Russie.
Je ne m’étendrais pas sur les déboires divers et variés qui nous ont attendus à l’arrivée, et me contenterais de donner divers avis en vrac sur l’ambiance ici.
Tout d’abord, la vie à l’апшижити (apchigiti), la résidence universitaire (dormitory in english) : ambiance souvent festive et cordiale, l’anglais y est la langue la plus parlée, après vient le chinois (à vérifier, car le recensement est difficile à établir), et enfin le russe. Une véritable tour de Babel, en somme. On y trouve également bon nombre d’italiens (comme partout, ce qui m’amène à penser que le monde est peuplé d’un milliard d’indiens, d’un milliards de chinois et d’un milliards d’italiens), de turcs, d’allemands (grande nouveauté de la semaine, j’ai  pas perdu mon temps il ne m’a fallu que quelques minutes pour décrocher un plan où rester du côté de Brême), de saoudiens, et surtout des chinois (grands spécialistes de la cuisine en chambre, sorte d’appeau à vermines en tout genre). Pour ma part, je suis plutôt bien lotis niveau logement : spartiate mais propre (avant que j’y mette un peu mon bazar), et surtout une salle de bain refaite à neuf. Du coup je paye le double, mais ça reste moins cher que l’hôtel. Pour parler pouvoir d’achat, on ne fait pas d’affaire à Moscou, sauf pour ce qui est de la bière (пувo), de la vodka (водка)*, des cigarettes, et de l’essence.
Pour ce qui est des cours, après une semaine dans des groupes de niveau bien trop avancé pour moi, je me suis retrouvé dans un groupe pour débutant, c’est un peu facile, mais au moins je comprends : nous sommes trois élèves avec le prof, problème : la prof parle anglais et russe, votre serviteur parle français (heureusement) anglais (de mieux en mieux) et allemand (bon d’accord, pas si bien**), et deux chinois, un garçon ne parlant que chinois et une fille ayant vécu un an à Lille. Si bien que la plupart du temps la prof parle en russe, traduit en anglais, que je traduit en français, et la chinoise traduit en chinois. Du coup le rythme de travail est un peu lent, surtout car le chinois a des difficultés avec la prononciation et la prof est dans le genre rigide sur ce point. Inutile de se faire des illusions je serais pas bilingue en rentrant.
Enfin bref, tout va bien sous le soleil pour moi.


*j’ai fais quelques progrès en russe sur ce point.
** mais tout le monde me prend pour un allemand à cause cheveux courts et de l’accent en anglais.
Par Rémi Huchet - Publié dans : Carnet de Bord
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Mercredi 16 août 2006 3 16 08 2006 21:56
Sous la menace de me voir fermer l’accès à la chambre de Pauline (abritant le précieux couple « internet & bouilloire » indispensable à mon existence moscovite), je suis contraint de vous faire part d’une tranche de ma vie et de vous narrer ma balade ce dimanche dans les parcs de Kolomenskoye et de Kouskovo.
Ayant fait la connaissance d’un couple de polonais fort sympathiques la veille, Pavel et Aniouchka, j’avais accepté de les accompagner pour l’après-midi dans un périple qui, initialement, devait nous faire découvrir une vieille ville au nord-est de Moscou, mais qui faute de temps se transforma en une visite de deux parcs moscovites de Kouskovo et de Kolomonskoye.
Une des choses qui marque à Moscou, c’est l’abondance d’espaces verts : malgré que la grande majorité des constructions soient des immeubles plus ou moins récents et aux qualités esthétiques parfois contestables, la part des espaces dégagées fait que la densité de population reste relativement faible et que la ville semble plutôt plaisante à vivre.
Le domaine de Kouskovo, situé dans le sud-est de Moscou, est un grand parc, agrémenté de quelques constructions. L’ensemble était, lors de sa construction au XVIIIème siècle, le domaine du Comte Cheremetev, aujourd’hui, l’ensemble des bâtiments est en cours de restauration, si bien que nous ne nous sommes pas attardé près des bâtiments et avons profité de la forêt et des bords de la Moskva. La présence de ce parc au milieu d’une des zones les plus pauvres de Moscou donne un contraste intéressant.
Le parc de Kolomenskoye, lui, est un immense espace de verdure le long de la Moskva, abritant plusieurs églises et autres bâtiments anciens, ancienne résidence d’été des Tsars. Très jolie, bien plus fréquenté, le parc abrite également une estrade en bois et des bancs taillés dans des troncs qui, je suppose, servent à des spectacles plus ou moins improvisés (des danseurs étaient en répétition quand nous sommes passés).
Après cela, Pavel commencant à se plaindre de la fatigue (chaque déplacement pédestre à Moscou suppose plusieurs kilomètres de marche : les stations de métro étant fortement éloignées les unes des autres, restent le tramway et le bus, mais encore faut-il connaître les itinéraires, ceux-ci étant susceptibles de changer au grés des travaux), nous sommes allé manger chez « My My » (prononcez, « Mou Mou »), un restaurant self-service. Abordable pour Moscou, la nourriture n’est pas mauvaise et le décors fait de gros bois et de vaisselle blanche tachetée de noir. L’occasion de discuter de tout et de rien, mais surtout de politique étrangère : Union Européenne, relations transatlantiques, rapports à la Russie… Au final, la plupart des polonais semblent se méfier particulièrement des russes, quand ils ne les haïssent pas copieusement.

Quelques photos






Par Rémi Huchet - Publié dans : Visites et Rencontres
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